Légère déviation

Un vol New York-Paris atterrit à… Manchester !

Le 23/02/2015 à 15:46:16
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Dimanche 22 février, un vol reliant New York à Paris a atterri à Manchester. Le pilote a tout simplement dévié sa trajectoire pour ne pas dépasser son quota d'heures.

Voici un vol dont les passagers risquent de se souvenir longtemps. Non seulement l’AF007 New York-Paris est parti dimanche avec six heures de retard à cause de la neige, mais le pilote a également décidé de modifier quelque peu sa trajectoire. Au lieu d’atterrir à Roissy CDG, les passagers se sont retrouvés à Manchester, au cœur du Royaume-Uni. Que s’est-il passé ?

Le pilote avait dépassé son « quota d’heures »

Si l’avion a fait escale à Manchester, c’est parce que son pilote avait atteint son quota maximum d’heures. Obligé de faire une pause, il a réalisé qu’il n’arriverait pas à Paris à temps et a décidé de dévier sa trajectoire pour respecter son planning en assurant aux passagers qu’un autre pilote allait prendre la relève. Problème : aucun de ses collègues n’était prêt à temps pour le remplacer.

Les passagers, parmi lesquels figurait Bruno Le Maire, ont fini par rejoindre Paris, après qu’Air France a affrété trois avions. Les moins chanceux ont dû patienter jusqu’à douze heures pour arriver à bon port.

Respecter son « quota d’heures », vraiment important ?

Selon un porte-parole d’Air France, « tout s’est joué à quelques minutes près. Les capacités d’accélération d’un avion sur un vol transatlantique laissaient la possibilité d’arriver de façon très juste à Paris. Ça ne s’est pas produit. » Pour autant, le pilote n’aurait-il pas pu légèrement dépasser son quota ? Selon Air France, ne pas le respecter reviendrait à « rouler à 180 km/h sur l’autoroute ou avec deux grammes » d’alcool dans le sang. D’après la compagnie, l’atterrissage forcé à Manchester restait donc la meilleure solution.

Par Mathilde Bourge

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