Albert Einstein

Climat : les bourdons menacés, meurent

Le 10/07/2015 à 14:51:22
Vues : 21016 fois JE REAGIS

À cause du réchauffement climatique, les bourdons meurent faute de pouvoir migrer vers le Nord pour trouver des températures plus clémentes. C’est le constat terrifiant d’une étude publiée dans le magazine Science.

« Si l’abeille venait à disparaitre, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre ». Cette phrase attribuée à Albert Einstein, tout le monde la connait. Et si elle s’avérait vrai, la fin est proche. Selon une étude publiée jeudi 9 juillet dans le magazine Science, les bourdons n’arrivent pas à s’adapter au changement climatique. Faute de pouvoir migrer vers le Nord à la recherche de températures plus clémentes, ils meurent.

Une espèce clé pour la survie de nombreuses autres

Ces travaux sont les premiers à établir un lien entre le déclin des abeilles et le climat, quand jusqu’ici seuls des corrélations avec les pesticides, les parasites et les maladies étaient mises en avant. « Imaginez un étau, mettez l'habitat dans lequel vivent les bourdons au milieu de cet étau. Avec le réchauffement climatique, les espèces de bourdons sont écrasées par cet « étau climatique » qui compresse les zones géographiques dans lesquelles ils peuvent vivre », explique Jeremy Kerr, professeur de macro-écologie et conservation à l'Université d'Ottawa au Canada.

Le problème ? Ces insectes sont « une espèce clé » pour la survie des plantes et d’autres communautés d’animaux. S’ils venaient à disparaitre, cela entrainerait des conséquences terribles sur une large gamme d’espèce. Dans ce constat, l’a mise en garde du Prix Nobel de Physique (1921) fait sens.

La solution : la migration assistée ?

Quelle solution ? « Nous devons établir de nouvelles stratégies pour aider ces espèces à résister aux effets de l'activité humaine sur le climat », insiste encore le professeur Kerr. Il faudrait « également réduire les émissions de gaz à effet de serre et aider des colonies à s’installer dans les régions plus au Nord, pour tenter un processus de « migration assistée ».

Mais cette option reste très approximative. « Peut-être que les terres nordistes ne leurs conviennent pas car les plantes dont ils ont besoin n’y s’y trouvent pas », se questionne Dave Goulson, un professeur de biologie et un spécialiste des abeilles à l’université de Sussex, à Londres. Ce qui est sûr, c’est que si les bourdons continuent de mourir, les conséquences et les impacts seront immédiats et importants.

Lire aussi : Quel rôle jouent les abeilles dans notre éco-système ?
Lire aussi : Les pesticides encore plus nocifs pour les abeilles en cas de mauvais temps

Par Laurie Ferrère

Top articles
Réagir à cet article

Par anonyme | Me connecter


L'info conso en continu