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Les smartphones comme indicateurs de dépression

Le 17/07/2015 à 12:22:37
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D’après une récente étude américaine, plus les personnes utilisent leur téléphone portable plus elles risquent d’être déprimées.

Trop utiliser son smartphone pourrait bien favoriser les états dépressifs. C’est en tout cas les résultats d’une étude parue dans le Journal of Medical Internet Research le mercredi 15 juillet. Une équipe de chercheurs de la Northwestern University à Chicago (États-Unis) a mesuré combien de temps et comment une trentaine de personnes utilisaient leur téléphone. D’après eux, les données des smartphones peuvent indiquer, avec 86,5 % de précision, si une personne est déprimée ou non.

Pour obtenir ces résultats, les scientifiques ont d’abord sélectionné 40 personnes via le site de petites annonces Craiglist. Ils leur ont transmis un questionnaire pour savoir s’ils présentaient des symptômes de dépression et les volontaires devaient ensuite télécharger une application sur leur téléphone. Ce programme permettait aux chercheurs de géolocaliser les patients toutes les cinq minutes et de mesurer le temps d’utilisation de leur appareil. Les tests ont duré une quinzaine de jours.

Les personnes déprimées utilisent trop leur smartphone

Grâce aux données collectées, les scientifiques sont parvenus à deux conclusions. Tout d’abord, David Mohr, directeur du Centre des technologies d'intervention comportementales à la Northwestern University, explique que « les données des smartphones montrent que les personnes déprimées ne se déplacent pas beaucoup, ce qui reflète la perte de motivation vue dans la dépression ».

De plus, le directeur ajoute que « les personnes déprimées ont utilisé en moyenne leur téléphone pendant 68 minutes tandis que celles sans symptômes de dépression ne passaient que 17 minutes environ en ligne ».

Dépression : des résultats pas tout à fait fiable ?

Si les conclusions de cette étude sont encourageantes, les chercheurs émettent toutefois des doutes. En effet, les scientifiques précisent que l’échantillon de personnes observées n’est pas suffisant pour généraliser les résultats : seulement 28 personnes ont fourni des données exploitables sur les 40.

De même, les personnes considérées comme dépressives se sont elles-mêmes proclamées comme telles. Les symptômes déclarés peuvent donc être exagérés ou au contraire minimisés.

Toutefois, si ces résultats sont confirmés ils pourraient améliorer le dépistage de cette maladie et ceci, sans effort de la part des patients vu qu’il suffirait de collecter et d’analyser les données de leur smartphone.

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Par Yuna Boudré

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