Cabines de bronzage : la réglementation encore mal respectée

Publié le 6 novembre 2017 à 12:48 Aujourd'hui | 1032 vues

Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 63% des établissements de bronzage contrôlés ne respectent pas la réglementation en vigueur.

Pour avoir un beau teint hâlé toute l’année, certains effectuent des séances de bronzage dans des centres spécialisés ou bien dans des instituts de beauté disposant de cabines UV. Cette pratique n’est pas sans danger pour la santé. Une exposition répétée aux rayonnements ultraviolets naturels et artificiels constitue un facteur de risque majeur dans le développement des cancers de la peau (mélanomes et carcinomes cutanés). Le Centre international de recherche sur le cancer a d’ailleurs classé en 2009 les UV, émis par les cabines de bronzage, comme « cancérogènes certains pour l’Homme ». Face aux risques encourus, celles-ci sont soumises à une réglementation stricte, notamment renforcée en 2016 (Loi Touraine). Elles sont interdites aux moins de 18 ans, aucune offre ne peut proposer une utilisation à volonté ou gratuite, d’un appareil de bronzage, ni des tarifs préférentiels ou des offres promotionnelles. Il est aussi interdit de laisser croire que l’exposition aux rayonnements ultraviolets a un effet bénéfique pour la santé.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a mené son enquête. Celle-ci révèle que 63% des établissements ne respectent pas les normes en vigueur. La DGCCRF a contrôlé 982 établissements, parmi lesquels des instituts de beauté, des centres de bronzage mais aussi des salons de coiffure, des parfumeries, des salles de sport et des clubs de remise en forme qui offrent ces prestations à titre accessoire.

Des appareils non contrôlés

Parmi les manquements relevés, la sécurité des appareils et les conditions d’utilisation. « Les enquêteurs ont relevé la présence d’appareils en fonctionnement n’ayant fait l’objet d’aucun contrôle technique ou n’ayant pas été contrôlés depuis une durée allant jusqu’à 7 ans (un contrôle périodique devant être réalisé tous les 2 ans) », souligne la DGCCRF. Autres infractions : l’absence d’attestations officielles à la suite de contrôles techniques, des problèmes de traçabilité (absence de numéro de série, de catégorie d’appareil avec le type d’UV), mais aussi la présence d’une personne faisant fonctionner les appareils à UV sans aucune formation ni aucun diplôme d’esthétique.

Concernant l’information sur les prix (affichage en vitrine) et la remise d’une note au-dessus de 25 euros, peut mieux faire. « Certains professionnels méconnaissaient l’existence de ces obligations alors qu’elles datent de 1983 et 1987 », indique la répression des fraudes qui a également relevé dans certains établissements « des promotions, des offres de prestation de service incluant l’utilisation à volonté, gratuitement ou à tarifs préférentiels, d’un appareil de bronzage ou la proposition de prix dégressifs». « La séance à un euro est un exemple de ce type d’offre commerciale interdite », note la DGCCRF.

Toutefois, aucun manquement n’a été relevé concernant l’interdiction de mise à disposition des appareils aux mineurs et la mise à disposition de lunettes de protection. Les mentions laissant croire à des effets bénéfiques pour la santé des UV artificiels ont aussi été quasi inexistantes.

Sur les 982 établissements contrôlés, la DGCCRF a adressé 358 avertissements, 242 injonctions, 31 procès-verbaux administratifs et 24 procès-verbaux pénaux.

Marine VAUTRIN

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