Coraya et ses surimis au « goût homard » dans le viseur de Foodwatch

Publié le 8 décembre 2017 à 9:29 Aujourd'hui | 1365 vues

Foodwatch monte au créneau contre Coraya et ses surimis « Suprêmes au goût frais de homard ». Ces produits ne contiennent pas la moindre trace de homard, même sous forme d’arôme.

Les fêtes de fin d’année sont l’occasion de se faire plaisir. Alors pourquoi ne pas opter pour des bâtonnets de surimi au homard proposés par Coraya ? À l’apéritif, trempés dans une bonne sauce mayonnaise maison, ces derniers feront sûrement le bonheur des gourmands. Sur l’emballage de ces surimis, vendus plus cher que les classiques,  est inscrit en grands caractères le mot « homard ». Or, ces produits « n’en comporte pas la moindre trace », dénonce Foodwatch.

Zéro homard

Coraya prend soin de mentionner « au goût frais de homard » sur l’emballage. Et ces mots « au goût » font toute la différence. La marque n’indique pas la présence de homard. De plus, elle ne suggère pas la présence du crustacé par une illustration graphique. Mais pour l’ONG, cela induit tout de même les consommateurs en erreur, pensant acheter des bâtonnets contenant véritablement du homard. Le homard se trouve-t-il alors dans les arômes naturels ? Eh bien non. « On a beau chercher, on ne trouve aucune trace de homard dans ce produit, pas même sous forme d’arôme », souligne Foodwatch. Dans une lettre envoyée à l’ONG, Coraya confirme :  « La liste d’ingrédients renseigne par ailleurs le consommateur sur l’absence de homard, y compris d’ailleurs dans notre arôme ». Mais d’où vient alors le « goût frais de homard » mis en avant sur l’emballage ? C’est ce qu’a demandé l’ONG à Coraya dans un nouveau courrier, daté du 27 novembre. Pas de réponse pour le moment. Nous avons essayé de contacter la marque, et nous sommes aussi restés sans réponse.

Foodwatch, qui dénonce une « arnaque » sur l’étiquette, a décidé de lancer une pétition pour demander à la marque de changer son emballage ou la recette, en y ajoutant du homard. À ce jour, celle-ci a recueilli plus de 4 000 signatures.

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’ONG a par ailleurs publié sur son site un catalogue interactif dans lequel elle épingle une vingtaine de produits à l’étiquetage jugé trompeur pour les consommateurs. On y trouve par exemple la bûche de Noël café-noisette de Picard qui contient « à peine 2,2% des noisettes promises ». Celle-ci contiendrait aussi du shellac, un additif issu d’insectes.

Marine VAUTRIN

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