Étiquetage du poisson : c’est pas gagné !

Publié le 27 octobre 2016 à 10:56 Aujourd'hui | 1032 vues

Les consommateurs ne sont toujours pas correctement informés lorsqu’ils achètent du poisson, alerte l’association de consommateurs CLCV.

Depuis 2015, les professionnels ont l’obligation de mentionner sur l’étiquetage des produits de la mer et d’eau douce des zones de pêche plus précises et la catégorie d’engin de pêche. « Mais dans les faits, les consommateurs ne sont toujours pas correctement informés lorsqu’ils achètent du poisson », déplore l’association de consommateurs CLCV. Les membres de l’association avaient déjà relevé des manquements concernant ces nouvelles mentions, qui étaient « quasi inexistantes dans les rayons marée des grandes surfaces et des commerces de détail enquêtés ». Ils avaient alors demandé que les règles d’étiquetage soient rapidement appliquées. Fin 2016, ça pêche encore !

Des tromperies sur la composition des produits

La CCLV s’appuie sur une enquête de la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF), publiée récemment. « Dans le domaine de la distribution, des anomalies ont été constatées dans 43% des établissements visités en ce qui concerne les zones de pêche et dans 36% des établissements visités en ce que concerne la mention de la catégorie de l’engin de pêche », indique la DGCCRF.

La répression des fraudes souligne que « le taux d’avertissement (51%) a fortement augmenté par rapport à celui de 2014 (33%) ».  Elle a relevé des dénominations erronées ou incomplètes, des infractions sur l’indication des mentions obligatoires sur le type de pêche et l’utilisation d’allégations valorisantes inexactes (Pavillon France, Label rouge, IGP, pêche locale, arrivage du jour, etc.). Plus inquiétant, le DGCCRF a également détecté des « tromperies » sur la composition des produits : de l’eau, du sel et des additifs souvent rétenteurs d’eau, ajoutées dans des filets de poisson.

L’association demande « à nouveau une pleine application des règles d’étiquetage ». Pour elle, « il est impératif que la pression de contrôle soit maintenue dans la grande distribution et renforcée dans les poissonneries indépendantes et les marchés de plein vent, par essence moins structurés ».

Marine VAUTRIN

  1. Je suis poissonnier depuis quelques années maintenant.
    Savoir ce que l’on mange c’est bien.
    Par exemple la législation nous impose d’identifier la zone de pêche d’un poisson sauvage (par exemple si un maquereau de Méditerranée à été pêché à l’ouest, au centre ou à l’est de celle-ci ainsi que le mode de capture)… En parallèle nous pouvons vendre un saumon de Norvège bourré d’antibiotique et d’OGM ou un panga (reproduit à l’hormone de femme) sans aucun soucis… le plus important aux yeux de la loi reste à savoir si le maquereau vient du centre, de l’est ou de l’ouest de la Méditerranée. Cherchez l’erreur…

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