Linky, Gazpar : les compteurs intelligents sont inoffensifs, selon l’Anses

Publié le 15 décembre 2016 à 11:32 Aujourd'hui | 996 vues

Les compteurs communicants de type Linky sont-ils dangereux pour la santé ? Non, répond l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Les compteurs Linky ou Gazpar permettent de relever à distance et en direct la consommation d’électricité, de gaz et d’eau d’un abonné. Depuis un an, ces appareils sont déployés dans tous les foyers français. S’ils s’avèrent pratiques, ces compteurs communicants ont toutefois fait naître des inquiétudes, notamment auprès des associations qui redoutent une surfacturation, une atteinte à la vie privée, car ils permettent aux fournisseurs de connaître nos habitudes de consommation heure par heure, mais aussi et surtout, des risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques émises par les compteurs.

Dans ce contexte, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a mené une expertise afin d’évaluer l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par ces dispositifs et les effets sanitaires potentiels associés. Dans son avis publié ce jeudi 15 décembre, l’Anses se veut rassurante. « Les données disponibles à ce jour amènent l’Agence à conclure à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants radioélectriques (gaz et eau) et les autres (électricité), dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme », indiquent les experts saisis par la Direction générale de la santé.

Les compteurs Linky jugés aussi inoffensifs qu’une télévision

L’Anses rappelle que les compteurs Linky communiquent de façon filaire, via le réseau de distribution d’électricité, par la technologie du « courant porteur en ligne (CPL) avec des ponts relais des informations de consommation. Quant aux compteurs Gazpar et les compteurs d’eau, ceux-ci communiquent avec ces points relais par liaison radio sans-fil.

Dans le cas des Linky, les niveaux d’exposition au champ électromagnétique produit par le compteur lui-même, mais aussi par la communication CPL qui parcourt les câbles électriques, sont « très inférieurs aux valeurs limites d’exposition segmentaires ». Selon l’Anses, que ce soit en champ électrique ou magnétique, les compteurs électriques Linky « sont à l’origine d’une exposition comparable à celles d’autres équipements électriques déjà utilisés dans les foyers depuis de nombreuses années », comme la télévision, un chargeur d’ordinateur portable ou encore une table de cuisson à induction. L’Anses a par ailleurs demandé au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) de réaliser une campagne de mesures permettant une comparaison entre l’exposition aux anciens compteurs électromécaniques et celles dues aux nouveaux compteurs Linky.

Pour les compteurs de gaz ou d’eau, qui émettent, eux, des ondes radio, l’exposition est très faible, compte tenu de la faible puissance d’émission et du nombre réduit de communications : moins d’une seconde 2 à 6 fois par jour. L’Agence explique que « l’exposition aux compteurs est par exemple bien plus faible que celle due à un téléphone mobile GSM ».

Informer le public

Toutefois, « dans le but d’améliorer l’information sur l’environnement des usages », l’Anses « engage les opérateurs impliqués dans le déploiement de ces nouvelles technologies à fournir une information claire et facilement compréhensible aux usagers quant à leurs modalités de fonctionnement actuel et futur ».

Marine VAUTRIN

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