Mobile : fin du roaming dans toute l’Europe en juin 2017

Publié le 21 septembre 2016 à 18:22 Aujourd'hui | 906 vues

C’est confirmé. À partir de juin 2017, vous pourrez dire adieu au roaming, ces frais supplémentaires sur les appels et SMS en Europe.

Bonne nouvelle pour celles et ceux qui voyagent souvent, qui ont de la famille ou des amis vivant dans un autre pays européen : le roaming va bien disparaître l’été prochain. La Commission européenne a garanti, ce mercredi 21 septembre, qu’aucun frais d’itinérance ne se serait plus imposé aux Européens qui se rendent dans d’autres pays de l’Union européenne. Il n’est donc plus question de limiter cette absence de frais à quelques jours par an, comme ce qui avait été évoqué début septembre.

Il faut dire que la Commission européenne a souvent changé son fusil d’épaule. La mort du roaming pour le 15 juin 2017 avait été promise en juin 2015, avant d’être remise en cause par un premier texte censé encadrer sa mise en œuvre, qui proposait de la limiter dans le temps (90 jours par an) et en volume. Une limitation garantissant certains abus. Mais cette dernière avait suscité de vives réactions et le texte avait été retiré, le 9 septembre dernier, à la demande du président de la Commission Jean-Claude Juncker, qui en avait alors réclamé une nouvelle version conforme aux promesses initiales. Retour donc à la case départ ou presque.

Éviter les abus

Cependant, reste la question des abus, comme par exemple une personne qui achèterait une carte SIM dans un pays connu pour ses prix bas pour utiliser son téléphone toute l’année dans un autre pays. Pour les éviter, la Commission propose de nouvelles règles, qui doivent encore être négociées fin 2016. Il reviendra d’ailleurs aux opérateurs eux-mêmes de déterminer si certains de leurs abonnés abusent de la suppression du roaming. « Ce nouveau mécanisme sera fondé sur le principe de résidence ou de liens stables d’un consommateur avec un État membre (présence fréquente et substantielle dans le pays du fournisseur d’itinérance, par exemple) », précise-t-elle. Les frontaliers ou étudiants en Erasmus, par exemple, seront protégés.

Un abus pourra être identifié si un client consomme peu dans son pays de résidence alors qu’il consomme beaucoup à l’étranger, par exemple. Autre critère : la longue inactivité d’une carte SIM qui ne serait activée qu’à l’étranger. En cas d’abus suspecté, l’opérateur devra lui-même contacter le client. Si tel était le cas, il pourrait alors lui facturer des frais d’itinérance fixés à 4 centimes par minute de communication, un centime par SMS et 0,85 centime par mégabit de données. En revanche, s’il s’estime injustement taxé, le consommateur pourra se tourner vers l’organe de régulateur des télécoms de son pays.

Les nouvelles règles permettront à « tous les voyageurs qui utilisent une carte SIM dans un État membre dans lequel ils résident ou avec lequel ils ont des liens stables d’utiliser leur téléphone mobile dans n’importe quel autre pays de l’UE, comme ils le feraient à la maison », indique la Commission européenne.

Justine Dupuy

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