Le nombre de vaccins obligatoires pourrait passer de 3 à 11

Publié le 16 juin 2017 à 12:01 Aujourd'hui | 657 vues

La ministre de la santé Agnès Buzyn a révélé qu’elle pensait rendre obligatoire, pour une durée limitée, onze vaccins destinés aux enfants. 

Se faire vacciner est un mauvais souvenir pour beaucoup d’entre nous. Actuellement, seuls trois vaccins sont obligatoires, celui de la diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite. Quant aux huit autres, dont la coqueluche, l’hépatite B et la rougeole, ils sont seulement recommandés. « Ce double système est une exception française. Cela pose un vrai problème de santé publique », explique la ministre de la Santé, dans une interview exclusive au Parisien. À noter que depuis 2008, ce sont dix enfants qui sont morts de la rougeole. « Nous réfléchissons donc à rendre obligatoires les onze vaccins (poliomyélite, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilius, influenzae, pneumocoque, méningocoque C) pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans », indique la ministre.

Le cadeau empoisonné de Marisol Touraine

Ce dossier très délicat avait été engagé par la précédente ministre de la Santé, Marisol Touraine. Lors de la passation des pouvoirs, celle-ci avait déclaré à Agnès Buzyn : « je suis convaincue que c’est cela qui doit être engagé, maintenant la responsabilité est la vôtre ». L’ancienne ministre n’avait pas pu mener à terme ces objectifs en raison du calendrier parlementaire et politique. Mais celle-ci avait préparé un texte de loi, qu’elle a légué à sa successeur Agnès Buzyn.

À savoir qu’en décembre un comité avait recommandé de rendre obligatoires de façon temporaire les 11 vaccins. Selon ce comité, ces vaccins auraient permis de remédier à la baisse de la couverture sociale, liée à la perte de confiance des Français dans la vaccination.

Les vaccins entraînent de vives polémiques

La vaccination est un sujet qui suscite toujours des débats au sein de l’Hexagone. « Dès que l’on parle d’obligation vaccinale cela déclenche des polémiques. Malheureusement il n’y a pas d’autres solutions pour lutter contre la recrudescence des maladies infantiles. C’est un mal transitoire pour un bien sur le long terme », explique Alain Fischer, président de la concertation citoyenne sur les vaccinations, au quotidien.  Des propos qui ont tout de suite entraîné de vives réactions.

« Ce serait une hérésie. Les vaccins ont des effets secondaires neurologiques, musculaires mal mesurés et parfois irréversibles. On ne laissera pas faire », s’est indigné Jacques Bessin, président de l’Union nationale des associations citoyennes de la santé. Une hostilité avec laquelle la nouvelle ministre de la santé va devoir composer. Selon elle, « la vaccination ce n’est pas seulement l’intérêt qu’on y trouve soi-même, c’est enjeu de solidarité, une façon de protéger l’ensemble de la société ».

 

Alice Glaz

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