Quartier frais : les distributeurs automatiques font leur révolution

Publié le 24 mars 2016 à 15:31 Demain | 3923 vues

Favoriser l’accès à une nourriture saine et responsable, tel est le pari de Romain Vinson et d’Alexandre Cohen. Ces deux jeunes entrepreneurs ont créé un distributeur automatique de salades, de smoothies et de desserts bio. Coup de projecteur sur leur concept, le Quartier Frais.

Chips, sandwichs bourrés de conservateurs, sodas, et barres chocolatées… Tels sont les produits proposés actuellement dans les distributeurs automatiques. Un choix qui nous laisse souvent dubitatifs lorsque l’on a une petite ou une grosse faim. Car il faut se l’avouer, ce n’est pas la solution idéale pour manger sainement. Faute de temps (ou par flemmardise), on opte alors pour le sandwich triangulaire peu appétissant. Romain Vinson et Alexandre Cohen, eux, veulent révolutionner l’univers de ces machines. Comment ? En proposant des produits frais, bons et faits maison.

De la qualité avant tout

Prototype du distributeur automatiqueDans leur distributeur, confectionné en bois de récupération, on pourra trouver des jus de fruits fraîchement pressés, des smoothies délicieux, des milkshakes onctueux, des desserts healthy comme des yaourts bio, mais aussi, et principalement, des salades. Et pas n’importe lesquelles, des salades élaborées le matin même avec des ingrédients sélectionnés en fonction des saisons. « Nous essaierons de proposer des produits locaux, cela dépendra de l’offre. Mais une chose est sûre, ils seront made in France. Pas d’importation, on veut de la qualité, souligne Romain, l’un des deux fondateurs de Quartier Frais (anciennement nommé Le Saladier). Et pour le bio, nous pensons proposer une sélection 100% bio et labellisée, bien entendu ».

Tous ces produits frais seront présentés dans des bocaux en verre recyclable que l’on pourra garder ou bien jeter dans la poubelle en carton disposée à côté du distributeur, de façon à les récupérer pour les réutiliser. Et quant aux invendus, « ils seront redistribués le soir aux banques alimentaires afin d’éviter le gaspillage alimentaire », assurent ces deux amis rencontrés à l’ESCE de Paris (École supérieure de commerce extérieure).

Que les affamés se rassurent, les salades seront consistantes. Les plus grandes seront contenues dans des bocaux de 850 ml. Autant dire qu’elles seront XXL. Nordiques, paysannes, à base de pâtes, de riz ou de quinoa… Les choix seront nombreux. « Souvent, nous sommes déçus des salades. Ici, nous serons dans une démarche honnête en proposant des salades avec beaucoup d’ingrédients, ce ne seront pas que des feuilles vertes entassées dans une boîte ».

Le distributeur est novateur. Pour commander, il suffira d’indiquer sur l’écran tactile de la machine ses envies. Cela marche exactement comme sur ceux proposés chez McDonald’s, par exemple. Une fois les produits commandés et payés par carte, tickets restaurant ou espèces, le distributeur livrera le menu en une seule fois. Côté prix, les tarifs sont séduisants : de 2 euros pour une boisson à 12,50 euros pour un menu complet (grande salade, boisson, dessert). Pas besoin d’avoir le portefeuille bien garni pour bien manger.

Bientôt accessible au grand public ?

Ce projet imaginé par Romain et Alexandre n’en est encore qu’à ses débuts. Les deux fondateurs viennent tout juste de réussir à récolter les fonds nécessaires pour lancer leur premier distributeur, grâce à une campagne de crowdfunding sur la plateforme Ulule et à des investissements privés. Un distributeur test sera ainsi bientôt mis en place dans une grande entreprise de la région parisienne. Car si les deux fondateurs ont d’abord pensé leur machine pour les centres commerciaux, ce ne sera finalement que pour les entreprises, un marché plus simple pour lancer leur start-up. « En tant que jeunes entrepreneurs nous avions des idées plein la tête mais nous nous sommes vite confrontés à des difficultés. Installer le distributeur dans un centre commercial nous revenait très cher, ce n’était pas du tout dans nos moyens », explique Romain. Pour le moment, ce seront donc les salariés qui pourront savourer leurs produits frais. 

Mais les deux amis espèrent à l’avenir proposer leur distributeur au grand public et l’installer par exemple dans des gares SNCF, des universités ou encore dans des aéroports. Pour cela, ils devront revoir leur système « car les bocaux en verre peuvent être jetés n’importe où, voire être utilisés comme projectiles. Question sécurité, ce n’est pas l’idéal ». Remplacer le verre par du plastique ne rentrerait aussi plus dans leur démarche éco-responsable. Romain et Alexandre assurent « tout faire pour trouver les solutions ». Ce que l’on espère aussi.

Les créateurs de Quartier Frais ont encore beaucoup de projets en tête. Ils souhaiteraient rendre leur machine encore plus connectée en créant, par exemple, des comptes personnels en ligne. Les consommateurs pourraient alors payer directement leurs produits, sauvegarder leurs préférences, ou bien envoyer des codes promo à leur entourage pour bénéficier de réductions sur leur prochaine commande.

Le projet de Quartier Frais est bien lancé. Les vieux distributeurs de barres chocolatées et de sodas ont du souci à se faire. Une salade fraîche pour le déjeuner et un smoothie en guise de goûter, c’est tellement mieux qu’un paquet de chips.

Marine VAUTRIN

  1. Bonjour,
    Merci pour l’article ! Pour voir le site internet de notre startup c’est par ici: http://www.quartierfrais.com

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