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Quels liens entre alimentation et dépression ?

Publié le 18 février 2019 à 15:06 Aujourd'hui | 600 vues

Après 10 ans de recherche dans le domaine, l’INSERM établit un lien de plus en plus clair entre l’alimentation et les risques d’épisodes dépressifs.

Elle concerne 350 millions de personnes dans le monde et cette année encore demeure la maladie cérébrale la plus coûteuse d’Europe. La dépression reste une maladie dont les tenants et les aboutissants sont encore bien flous pour la communauté scientifique. Aujourd’hui une personne ayant vécu un épisode dépressif majeur a une chance sur deux d’en revivre un. Et pour cause, les traitements ne sont efficaces qu’une fois sur trois. A ce titre, il semblerait que les scientifiques soient de plus en plus nombreux à penser que les facteurs psychologiques n’en détiennent pas l’exclusivité des causes. 

 Sur un échantillon de 36 556 profils alimentaires, les habitudes alimentaires proches du régime méditerranéen permettent de diminuer de 33 % les risques de dépression. On entend par régime méditerranéen : une dose de fruits et légumes élevée, des céréales complètes ainsi que des acides gras polyinsaturés (huile d’olive, de colza, etc.).

L’intestin : un deuxième cerveau ?

Au contraire, les aliments pro-inflammatoires comprenant tous les produits transformés : alimentation de fast-food, plats surgelés,  pâtisserie, biscuits, charcuterie sous vide, pour faire simple, la plupart de l’alimentation vendue en supermarché, sont fortement susceptibles de créer une dysbiose. En français courant, un dérèglement de la composition bactérienne de votre intestin. Quel lien avec le cerveau ? Le système cérébral dédie une partie de son activité aux messages envoyés par l’intestin via les neurones entériques. Ainsi, une alimentation pro-inflammatoire fait prendre le risque de créer des passages entre le système nerveux et l’intestin laissant passer des substances inflammatoires jusqu’au cerveau et créer des effets négatifs. De plus, ce processus complexe fonctionne à double sens et provoque des troubles de la satiété entraînant un cercle vicieux.

C’est sous la direction de Tasnime Akbaraly chercheuse de l’INSERM que se sont déroulés les premières études établissant un rapport entre profil alimentaire et dépression en 2009. Dix ans plus tard, c’est une compilation d’études du monde entier qui s’intéresse à ce lien encore mal définiCes découvertes neurologiques restent relativement récentes. Pour l’heure, il semble encore difficile de donner une valeur prescriptive à ces trouvailles. « Il parait complètement naturel de prescrire des conseils nutritionnels pour des personnes atteintes de diabète ou de maladies cardio-vasculaires, il faudrait que cela le devienne également pour la dépression. » explique Tasnime Akbaraly à Réponse Conso. 

En attendant, il est fortement conseillé de se tourner vers une alimentation où les surdoses de sucres surtout raffinés et les produits industriels dont les qualités nutritionnelles sont supprimées, sont bannis. 

 

Martin Dawance

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