Des récifs en béton pour restaurer la faune et la flore de la calanque de Cortiou

Publié le 24 novembre 2017 à 15:02 Aujourd'hui | 1294 vues

Afin de faire revivre la faune et la flore marines de la calanque de Cortiou à Marseille, des récifs expérimentaux en béton vont être immergés à partir du 27 novembre 2017 grâce au projet REXCOR. 

Depuis la fin du XIXè siècle, les eaux usées de Marseille sont déversées dans la mer et plus précisément dans la calanque de Cortiou. Ces déchets ont impacté les fonds marins de cette zone de manière dramatique. L’eau est remplie de particules en suspension qui, à terme, recouvrent les fonds marins de sédiments. Bien que la qualité des eaux déversées se soit améliorée, notamment grâce à la station d’épuration Géolide qui fait un traitement en amont, la situation reste catastrophique. « On a un milieu naturel, un milieu marin, qui est très dégradé. On y trouve quasiment plus de faune/flore aquatique, de poissons marins », déplore Laurent Roty, directeur de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée dans la vidéo ci-dessus.

En partenariat avec le Parc national des Calanques, ils ont lancé le projet REXCOR, acronyme de restauration écologique expérimentale des petits fonds côtiers de Cortiou. Le but est de faire revivre les fonds marins en immergeant des récifs artificiels expérimentaux en béton. « Le projet REXCOR, c’est un projet d’1 million d’euros qui consiste à implanter des récifs artificiels d’expérimentation, c’est-à-dire voir comment on peut aider la nature à retrouver un lieu qui a été stérilisé par la main de l’Homme », explique Didier Réault, président du Parc national des Calanques dans cette même vidéo.

36 récifs artificiels en béton

Concrètement, trois types de module ont été réalisés. Au total, 36 récifs artificiels pesant jusqu’à 13 tonnes vont être immergés sur quatre sites pilotes dans la calanque de Cortiou à partir du 27 novembre prochain et ce, durant tout l’automne. Ceci fait suite à un appel à idées lancé en 2013. Grâce à ces structures en béton, « on accélère le processus naturel de recolonisation, de recréation d’habitat, en fournissant les habitats artificiels, pour que la vie se réinstalle beaucoup plus vite », précise le directeur de l’Agence de l’eau.

Par la suite, des scientifiques étudieront le retour à la vie sur ces sites durant les prochaines années. « Nos espoirs c’est de voir qu’on est capable, grâce à l’intervention humaine, de donner un coup de pouce, de travailler avec les ingénieurs, avec les biologistes pour pouvoir recréer tout ou partie des fonctions écologiques qui étaient présentes par le passé dans ce site », explique le biologiste marin de la société Egis, Mathieu Lapinski.

 

Marie Bascoulergue

Surprise

Zéro déchet : comment faire ses pastilles WC maison ?

> Toutes les vidéos

Rappel de produit

> Tous les rappels de produit

Sur le même thème