Les « taxis volants » SeaBubbles s’exilent en Suisse

Publié le 23 octobre 2017 à 16:33 Aujourd'hui | 1059 vues

Après un report de 6 mois sur la date initiale, les tests parisiens des « taxis volants » SeaBubbles sont désormais ajournés. C’est ce qu’a annoncé vendredi 20 octobre 2017 son inventeur Alain Thébault.

Mauvaise nouvelle pour les adeptes de nouvelles technologies qui attendaient avec impatience l’arrivée des SeaBubbles en France. Ces « taxis volants » électriques ne survoleront pas, pour le moment, les eaux parisiennes. Les tests, initialement prévus pour septembre 2017 puis reportés 6 mois plus tard en mars 2018 à cause de « contraintes techniques et réglementaires », viennent d’être « ajournés ». « On ne va pas continuer à pédaler dans le vide en passant des mois à discuter avec les administrations », a déclaré à l’AFP, Alain Thébault, l’inventeur de ces taxis. Ce sont donc les Suisses qui auront le privilège de voir la toute première ligne pilote, en avril 2018.

Pas d’accord avec le port autonome de Paris

Serait en cause le port autonome de Paris. Selon Alain Thébault, l’établissement proposerait des pontons pour 1 000 euros la journée et sans branchements, alors que deux villes suisses se sont proposées de financer les infrastructures. De son côté, le port autonome se défend et aurait déclaré que « les règles sont les mêmes pour tous et les grilles tarifaires sont votées par notre conseil d’administration ». Autre problème, la réglementation parisienne sur la vitesse des bateaux et autres péniches qui doit être comprise entre 12 et 18 km/h. Or, pour que ces taxis puissent voler, la vitesse doit être supérieure.

C’est pour toutes ces raisons que les SeaBubbles vont s’exiler en Suisse. Elles prendront leur quartier sur le lac Léman, entre Genève et plusieurs communes voisines. Cinq véhicules vont donc être intégrés au réseau de transport et serviront de taxis à la demande. Mais tout n’est pas fait. À la Tribune de Genève, Alain Thébault explique que les « Bubbles » doivent encore être « homologuées » et qu’il « faut déterminer des emplacements pour les embarcadères et […] trouver un opérateur prêt à intégrer les Bubbles dans son réseau ». Pour l’heure, aucun prix n’a encore été fixé pour une course. Concernant Paris, Alain Thébault est catégorique : « on y reviendra ».

Le soutien d’Anne Hidalgo

Le but des SeaBubbles était louable. Elles devaient permettre aux Parisiens de privilégier les voies fluviales et maritimes afin de désengorger la ville et donc réduire la pollution. « Zéro vague, zéro bruit, zéro émission de CO2 », telle est la devise de l’entreprise. Présentées pour la première fois au salon VivaTech de Paris en juin 2017, ces SeaBubbles sont capables de transporter 5 personnes, de survoler l’eau jusqu’à 50 centimètres et d’aller jusqu’à 50 km/h. Un prototype avait été testé sur la Seine avec, à son bord, la maire de Paris Anne Hidalgo. Cette dernière soutient le projet depuis le début et voulait que Paris devienne la première ville au monde à se doter de ces voitures volantes. Cette invention française passionne également en dehors des frontières. Miami, Détroit, Seattle, Dubaï ou encore Bangkok auraient sollicité l’entreprise pour accueillir ces voitures.

 

Marie Bascoulergue

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